À Abidjan, une campagne gratuite de dépistage du cancer colorectal est en cours.
Un évènement qui se tient du 1er au 14 avril 2026 au CNRAO. Ceci afin de toucher au moins 1 000 personnes âgées de 50 ans et plus.
Une maladie encore méconnue mais bien présente
Cette initiative du ministère de la Santé s’inscrit dans la dynamique de « Mars Bleu ».
Cependant, en Côte d’Ivoire, le cancer colorectal reste peu connu. Pourtant, il touche chaque année de nombreux patients.
Selon le Pr Judith Kouko-Coulibaly, le dépistage change tout.
« Dans neuf cas sur dix, ce cancer peut être guéri s’il est détecté tôt », rappelle-t-elle. Mais, dans le pays, les diagnostics arrivent souvent tard.
Comprendre pour mieux prévenir
Au départ, la maladie évolue sans bruit. Une pathologie qui se développe à partir de polypes, souvent bénins.
Par ailleurs, ces excroissances peuvent devenir cancéreuses avec le temps. Mais une bonne nouvelle est à signaler, si elles sont détectées tôt, elles peuvent être retirées.
Ainsi, le cancer peut être évité.
Un test simple et accessible
La campagne repose sur un protocole en deux étapes. D’abord, un test gratuit recherche du sang dans les selles.
Ensuite, en cas de résultat positif, une coloscopie est réalisée. Ce parcours permet un diagnostic rapide et efficace.
Les signes qui doivent alerter
Certains symptômes doivent attirer l’attention. Par exemple : sang dans les selles, douleurs abdominales ou fatigue persistante.
S’ajoutent les troubles du transit ou une perte de poids inexpliquée. De plus, plusieurs facteurs augmentent les risques.
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L’âge, les antécédents familiaux ou une mauvaise alimentation sont concernés.
Le tabac, l’alcool et la sédentarité jouent aussi un rôle.
L’État mise sur la prévention
Le ministre Pierre Dimba insiste sur l’anticipation.
Selon lui, la lutte contre le cancer commence avant les traitements.
Dans cette dynamique, un centre de cancérologie ouvrira bientôt à Grand-Bassam.
Cette initiative s’inscrit sous l’impulsion du président Alassane Ouattara.
Un appel à la mobilisation
De son côté, le Dr Lucien Manga encourage la population.Il estime que ces 1 000 places restent limitées. Donc, chacun doit saisir cette opportunité.
Aujourd’hui, le cancer colorectal figure parmi les plus fréquents dans le pays. Chaque année, plus de 1 000 nouveaux cas sont enregistrés.
Eirena Etté














