La tension est brutalement montée à Bagohouo, dans le département de Duékoué. Dans la nuit du 20 février 2026, des affrontements entre jeunes autochtones et allogènes ont fait un mort et causé d’importants dégâts matériels.
Une altercation à l’origine du drame
Selon le sous-préfet Foulé Marius Kouamé, tout commence par un différend entre deux jeunes. Un allogène et un autochtone. Une tentative d’arrachage de moto dégénère en bagarre.
Le jeune allogène appelle des renforts. Ses camarades interviennent et frappent violemment l’autochtone avec des gourdins.
Transporté à l’hôpital de Nidrou, il succombe à ses blessures le lendemain matin.
La vengeance embrase le village
À l’annonce du décès, la colère gagne la communauté autochtone. Des jeunes s’organisent et s’en prennent à des ressortissants de la communauté mise en cause.
Les proches présumés des agresseurs sont notamment visés.
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Le bilan est lourd. On fait cas de 26 maisons incendiées, une quinzaine d’autres endommagées. Il y a également d’importantes récoltes détruites.
Au total, au moins 400 personnes se retrouvent sans abri.
Les autorités interviennent
Alertés, le sous-préfet et le chef du village, Djéhi Lessiehi Étienne, sollicitent la gendarmerie. Les forces de l’ordre interviennent rapidement.
Les sapeurs-pompiers maîtrisent les incendies. Le calme revient, mais la situation reste fragile. Vingt-trois jeunes ont été interpellés.
Une enquête est ouverte pour établir les responsabilités. La gendarmerie demeure sur place afin de sécuriser la zone de Bagohouo et permettre la reprise des cours dès ce lundi.
Eirena Etté















