Comment devrait-être la CEI, Commission électorale indépendante dans les années à venir ? Le président de cette institution, Ibrahime Kuibiert-Coulibaly a donné son avis sur la question. C’était le jeudi 30 octobre à Abidjan lors d’une rencontre avec les potentiels candidats aux législatives 2025.
Après les élections des députés de l’Assemblée nationale, la CEI, Commission électorale indépendante doit changer.
C’est l’avis de son actuel président, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert.
Jeudi 30 octobre, face aux potentiels candidats aux législatives 2025 à Abidjan Cocody, il a défini comment selon lui l’institution devrait être.
Pour lui, il faut un « autre format ».
« (…) mon avis c’est que la commission ne doit même plus exister. Après ces élections, il faut voir autre chose. Il faut voir un autre format », suggère le président de la CEI.
« Pour préserver la paix en Côte d’Ivoire, il faut voir un autre format », insiste-il.
L’organe chargé de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire est au cœur de critiques dans le pays. Selon l’opposition politique, il est aux ordres du parti au pouvoir.
L’opposition dénonce surtout la forte représentation de la formation présidentielle dans cet organe. Et appelle jusque-là à sa dissolution.
La CEI est prévue par la Constitution du 1er août 2000, en son article 32 alinéa 4.
Mais a été créée par la loi n°2001-634 du 09 octobre 2001 portant composition, organisation, attributions et fonctionnement de cette Commission.
Cette loi a été plusieurs fois modifiée notamment par les lois n° 2004-642 du 14 décembre 2004, n°2014-335 du 18 juin 2014, n°2014-664 du 03 novembre 2014 et n° 2019-708 du 05 août 2019.
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En 2016, la nouvelle Constitution en a fait mention en son article 51 alinéa 3 en disposant que « la Commission indépendante chargée de l’organisation du référendum, des élections présidentielle, législatives et locales, dans les conditions prévues par la loi, est une Autorité administrative indépendante.
Dans son fonctionnement, la commission centrale de cette institution compte 18 membres y compris le président.
Ce sont 5 commissaires pour l’opposition, 4 pour le parti au pouvoir, 6 pour la société civile, 1 représentant du chef de l’Etat, 1 représentant du ministre de l’Intérieur, et 1 représentant de la magistrature.
« (…) avec les nouveaux formats qui vont être proposés, je crois que peut-être qu’il ne s’agira même pas de désigner des représentants ou des personnalités », conclut Ibrahime Kuibiert-Couliblay.
Richard Yasseu















