Une marée humaine s’est rassemblée dimanche matin à Kilamba, à une trentaine de kilomètres de Luanda, pour assister à une messe géante en plein air célébrée par le pape Léon XIV.
Environ 100 000 fidèles ont répondu à l’appel, certains ayant passé la nuit sur place pour ne rien manquer de cet événement marquant du deuxième jour de la visite pontificale en Angola.
Dans son homélie, le pape a lancé un message fort d’unité et de réconciliation à l’endroit du peuple angolais.
Il a exhorté les fidèles à « construire ensemble un pays où les anciennes divisions seront surmontées une fois pour toutes », appelant à tourner la page de la haine et de la violence.
Ce message résonne particulièrement dans un pays encore marqué par les séquelles de la guerre civile.
Un conflit qui a fait entre 500 000 et 800 000 morts après l’indépendance vis-à-vis du Portugal.
Malgré la paix retrouvée depuis plus de deux décennies, les fractures sociales et économiques restent profondes.
Au-delà de l’appel à la réconciliation, le pape a également insisté sur l’importance de l’espérance dans un contexte national difficile.
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Bien que riche en ressources naturelles, notamment en pétrole, l’Angola continue de faire face à de fortes inégalités.
Selon la Banque mondiale, plus de 30 % de la population vit encore avec moins de 2,15 dollars par jour.
Sur le site de la célébration, l’atmosphère était à la ferveur et à la communion.
Drapés de blanc et de jaune aux couleurs du Vatican, ou vêtus de T-shirts à l’effigie du pape, les fidèles ont participé avec enthousiasme à cette messe historique.
Cette visite du pape Léon XIV s’inscrit ainsi comme un moment fort pour l’Angola, mêlant spiritualité, mémoire et appel à un avenir plus uni et plus équitable.
Tristan Sahi















