1er août 2023-1er août 2025, cela fait deux ans jour pour jour que l’ancien chef de l’Etat et président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, est décédé.
Si la vie publique d’homme d’Etat d’Henri Konan Bédié devait être vu comme un film, on en ressortirait 4 principales « séquences » qui contiennent chacune des « scènes culte’’.
En la revisitant, 7info a retenu parmi tant d’autres, quatre actes politiques majeurs qui ont marqué la mémoire collective des Ivoiriens, qu’ils soient partisans ou adversaires.
La 1ère Séquence part de décembre 1993, à son accession au pouvoir à la suite du décès du président Félix Houphouët-Boigny à sa chute en décembre 1999, consécutive au coup d’Etat du général Robert Guei.
La scène culte de cette séquence reste indubitablement le concept de l’Ivoirité qui a brouillé son discours politique pendant sa présidence.
Selon lui, c’était un concept culturel pour mettre en exergue la préférence nationale.
Pour ses adversaires, le concept avait plutôt des relents politiques pour catégoriser les Ivoiriens entre ceux qui sont de souche et ceux dits étrangers.
La 2e Séquence part de 2000 à 2011. Pendant cette période, Henri Konan Bédié se révèle opposant à Laurent Gbagbo, devenu président de la République.
Sous sa conduite, le Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP), dans sa version initiale de coalition de partis politiques d’opposition, est créé en mai 2005 à Paris.
Il regroupait le PDCI, le Rassemblement des Républicains (RDR) d’Alassane Ouattara, l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) de Mabri Toikeusse et le Mouvement des forces d’Avenir (MFA) d’Anaky Kobenan.
Dans la 3e Séquence qui se déroule entre 2011 et 2018, Henri Konan Bédié devient le principal allié d’Alassane Ouattara, devenu président de la République.
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Les Ivoiriens qui ne manquent pas d’humour lui avaient même attribué le sobriquet de “PCA (président du conseil d’administration)’’ de la Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara étant dans leur entendement le “DG directeur général)’’
En septembre 2014, Henri Konan Bédié a lancé « l’appel de Daoukro » par lequel son parti a renoncé à présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2015 pour soutenir son allié, Alassane Ouattara, pour un second mandat.
Dans la 4e et ultime séquence, qui a duré de 2018 jusqu’à son décès en 2023, Henri Konan Bédié est devenu un farouche opposant d’Alassane Ouattara.
Le point culminant de leur rupture s’est matérialisé par la création du Conseil national de transition (CNT) Lors des violences post-électorales de 2020.
Serge Alain Koffi













