Politique

Amnesty International déplore le recul des droits humains en Côte d’Ivoire 

Mis à jour le 30 avril 2020
Publié le 30/04/2020 à 1:52 , , , , ,




Ce mercredi 29 avril 2020, l’État de Côte d’Ivoire, a retiré aux individus et aux organisations non gouvernementales (ONG), tout droit de saisir directement la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, en cas de non obtention de justice devant les tribunaux Ivoiriens. 

Cette décision des gouvernants ivoiriens a fait réagir plus d’un, à l’instar d’Alice  Banens, conseillère juridique pour l’Afrique à Amnesty International.

<<La décision de retirer aux individus et organisations non gouvernementales le droit de soumettre directement des plaintes à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples marque un recul pour les droits humains en Côte d’Ivoire>>, indique-t-elle dans un communiqué dont 7info s’est procurée copie.

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Poursuivant, elle fait savoir que <<Ce retrait privera les particuliers et les ONGs ivoiriens d’un recours judiciaire précieux, lorsque leurs droits sont bafoués et qu’ils n’ont pas réussi à obtenir justice devant les tribunaux de leur propre pays.>>

Aussi, dénonce-t-elle cette énième attaque de front au système régional de protection des droits humains. Et de terminer pour dire que « cette décision, qui prendra effet dans un an, intervient dans un contexte pré-électoral où le gouvernement ivoirien a multiplié les attaques contre des opposants politiques et voix dissidentes.>> Selon la Côte d’Ivoire son retrait de la CADHP est dû à la perturbation de son système judiciaire par celle-ci.

Olivier Dan Correspondant Ouest

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