À Abidjan, les acteurs du monde agricole découvrent les atouts du Système de Récépissés d’Entreposage. Ce mécanisme, encore peu exploité, ouvre de nouvelles perspectives de financement et de transformation du secteur.
Le jeudi 16 avril 2026 à Abidjan Plateau, la tribune « Zoom Sur » réunissait les autorités publiques, des producteurs et des partenaires financiers.
L’objectif était d’expliquer le fonctionnement du Système de Récépissés d’Entreposage (SRE) et d’encourager son adoption.
Représentant le ministre de l’Économie et des Finances, Sangaré Souleymane insiste. Le SRE est une réforme majeure.
Il favorise une agriculture plus solide, améliore l’accès au financement, renforce la compétitivité du secteur.
Sur place, l’intérêt est palpable. Les participants découvrent un mécanisme simple. Les producteurs stockent leurs récoltes dans des entrepôts sécurisés.
En échange, ils obtiennent un récépissé reconnu juridiquement. Ce document devient une garantie et permet d’accéder à des crédits auprès des banques.
Jacques Datté, représentant du ministère de l’Agriculture, explique le principe. Selon lui, le système sécurise les stocks.
Il valorise les produits, réduit les pertes, et donne aussi plus de pouvoir de négociation aux producteurs.
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Dans la salle, les échanges sont dynamiques. Michel Manlan met l’accent sur un point clé. Le SRE facilite les crédits à court terme. Il soutient aussi les activités agro-industrielles.
Pour Koffi Justin N’Goran, directeur général de l’Autorité de régulation, le dispositif transforme progressivement le secteur.
Il fluidifie les échanges, professionnalise les acteurs et structure les chaînes de valeur. Depuis son lancement en 2018, le système progresse.
Il a déjà généré 982 récépissés. Plus de 26 000 tonnes de produits ont été stockées. La noix de cajou domine largement.
Le maïs et la noix de kola suivent, mais restent marginaux. Cependant, sur le terrain, le dispositif est encore peu connu.
Beaucoup de producteurs hésitent. Le manque d’information freinait son adoption. Cette rencontre vient combler ce déficit.
Mariam Fadiga Fofana rappelle un enjeu essentiel. Le SRE doit accompagner la transformation locale. Il ne s’agit pas seulement de stocker. Il faut aussi créer de la valeur.
Le message est lancé. Les autorités appellent à une mobilisation collective. Le Système de Récépissés d’Entreposage n’est plus une option.
Il s’affirme comme un outil clé pour moderniser l’agriculture ivoirienne et renforcer la prospérité des producteurs.
Esther Bognini (stagiaire)















