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Afrique du Sud, les hommes peuvent désormais porter le nom de leur épouse

Mis à jour le 15 septembre 2025
Publié le 15/09/2025 à 6:05 , , ,

La Cour constitutionnelle sud-africaine a ouvert une brèche dans le droit familial. Elle autorise désormais un mari à prendre le nom de famille de sa femme. L’arrêté vise à briser les « normes patriarcales de genre » encore inscrites dans la loi.

 

Une lourdeur administrative balayée

Jusqu’ici, l’homme qui souhaitait changer de nom devait passer par le ministère de l’Intérieur.

Une démarche complexe, et surtout incertaine lorsqu’il s’agissait d’adopter le matronyme de son épouse.

La haute juridiction a jugé cette règle « discriminatoire » et contraire à l’égalité.

Deux affaires révélatrices

C’est à la suite de plaintes de deux couples que la Cour a été saisie. Dans un cas, il s’agissait de prolonger un nom de famille porté par une épouse fille unique.

Pour l’autre, l’objectif était de rendre hommage aux parents disparus d’une future mariée.

Dans les deux situations, la justice a reconnu que la loi renforçait des normes genrées dépassées.

Des pratiques différentes dans le monde

D’un continent à l’autre, la gestion du nom marital varie.

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En Asie de l’Est, chacun conserve son nom. Dans de nombreux pays européens, le nom de l’épouse peut être adopté par l’homme, parfois seulement comme nom d’usage.

Dans certaines cultures africaines, l’idée même qu’un homme prenne le nom de sa femme reste impensable.

Et en Côte d’Ivoire ?

Selon le Code civil ivoirien, l’épouse peut, dès le mariage, porter soit son nom de naissance, soit celui de son mari, soit les deux accolés.

En revanche, la réciproque n’existe pas. L’homme ne peut pas adopter légalement le nom de son épouse.

Le nom du père reste la base de la transmission familiale, sauf en cas d’accord pour ajouter le nom de la mère aux enfants.

Un symbole fort

L’Afrique du Sud confirme ainsi sa place de pionnière sur le continent en matière de droits liés à l’identité et au mariage.

Déjà en 2006, elle fut le premier pays africain à légaliser le mariage entre personnes du même sexe.

Eirena Etté

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