Société

Abidjan Cocody : la mairie veut réguler le nombre de taxi communaux, les transporteurs réagissent

Mis à jour le 29 décembre 2025
Publié le 29/12/2025 à 2:30 , , , ,

À Abidjan Cocody, l’heure est à l’organisation du transport communal. Les transporteurs de cette localité sont appelés à respecter un arrêté municipal qui donnent quelques restrictions. Des acteurs de ce secteur d’activité réagissent à la mesure.

 

Réunis au sein de l’Union des fondateurs et acteurs du transport public et privé de Côte d’Ivoire (Ufatpci), des acteurs de ce secteur d’activité ont tenu une conférence de presse dans ce sens.

C’était le mardi 23 décembre 2025, au siège de cette structure, à Abidjan Cocody. Le but était d’inviter les conducteurs de transport en commun à se conformer à l’arrêté municipal n°065.

Ce texte encadre l’organisation des taxis communaux.

Il fixe les lignes autorisées, détermine les aires de stationnement, et précise les arrêts-dépôts. Le texte établit également une grille tarifaire, et rend obligatoire l’antenne communale.

Selon Traoré Adama, président de l’Ufatpci, cet arrêté a été élaboré avec la mairie de Cocody. Il visait à mettre fin au désordre et à la concurrence déloyale qui fragilisaient le secteur.

Dans la commune, de nombreux taxis opèrent sans autorisation.

L’arrêté a parfois été jugé contraignant. Mais, pour l’Ufatpci, il répond à un impératif d’ordre public, de sécurité et de modernisation.

Il a aussi permis d’améliorer la qualité du service rendu aux populations.

Le président de l’Ufatpci a rappelé que le texte s’inscrivait dans un cadre légal clair. Il a pour but de structurer un secteur longtemps resté informel.

Seuls les transporteurs autorisés doivent désormais exercer.

La prolifération de taxis non autorisés, souvent des véhicules particuliers peints en jaune, avait fortement réduit la rentabilité des transporteurs en règle.

Ces derniers s’acquittent pourtant des taxes et des patentes, a-t-il souligné.

Concernant l’antenne obligatoire, Traoré Adama a reconnu que son coût avait suscité des critiques.

Mais il a expliqué qu’elle intègre un système de géolocalisation avancé et des services additionnels.

Sa gestion exclusive par la mairie garantit l’uniformité, la compatibilité technique et la lutte contre la contrefaçon.

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Cette mesure vise à renforcer la sécurité des passagers. Elle permet aussi d’éviter la congestion et les déséquilibres de l’offre.

Les taxis communaux devront ainsi circuler uniquement sur les lignes qui leur ont été attribuées.

La pré-visite a également été évoquée. Elle sert à contrôler la sécurité, la propreté et la conformité municipale des véhicules. Elle contribue à améliorer la qualité globale du service.

Par ailleurs, l’Ufatpci a réaffirmé son statut d’unique interlocutrice des transporteurs à Cocody. Elle a été reconnue par les autorités municipales pour encadrer et défendre le secteur.

Traoré Adama a dénoncé le refus de mise en règle de nombreux acteurs. Selon lui, environ 80 % des transporteurs cherchaient encore à contourner les règles.

Pourtant, l’Ufatpci défend depuis plus de trente ans les transporteurs respectueux des textes, a-t-il rappelé.

L’Ufatpci a enfin réaffirmé son engagement aux côtés de la mairie de Cocody. En acceptant d’appliquer pleinement l’arrêté municipal n°065.

Pour un transport plus organisé ; plus professionnel. Et résolument au service des populations.

Esther Bognini (stagiaire)

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