Société

8 mars en Côte d’Ivoire : au-delà d’une fête, une journée de luttes et de droits 

Mis à jour le 6 mars 2026
Publié le 06/03/2026 à 6:57 , , ,

En Côte d’Ivoire, le 8 mars est souvent présenté comme une fête similaire à celle des mères. Pourtant, cette date, commémorée dans le monde entier, trouve son origine dans des luttes sociales et politiques profondes, loin des clichés festifs.

 

La Journée internationale des femmes a été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le sillage de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975.

Mais son histoire remonte bien plus loin, au début du XXe siècle, dans le contexte des mouvements ouvriers et féministes en Amérique du Nord et en Europe.

Dès ses premières années, elle a pris une dimension mondiale, portée par des femmes militantes réclamant l’égalité des droits, la participation politique et économique, et la fin des discriminations.

La Charte des Nations Unies, adoptée en 1945, a posé le principe d’égalité entre les femmes et les hommes.

Depuis, l’ONU a multiplié les programmes et conventions pour améliorer la condition des femmes dans le monde, de la participation au développement durable à la protection des droits humains.

Chaque action, chaque manifestation, chaque avancée législative s’inscrit dans une longue tradition de militantisme féminin qui traverse les générations.

Historiquement, la date du 8 mars trouve son origine dans la grève générale et les manifestations des femmes russes à Petrograd en 1917.

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À l’époque, la Russie utilisait le calendrier julien, et cette mobilisation a eu lieu le 23 février 1917, ce qui correspond au 8 mars dans le calendrier grégorien utilisé aujourd’hui dans le monde.

Cette journée est également l’occasion de se souvenir d’autres actions militantes remarquables à travers le monde.

La Nouvelle-Zélande accorda le droit de vote aux femmes dès 1893, et en 1920, en Égypte, la Société égyptienne des médecins dénonça les mutilations génitales féminines, défiant des traditions ancestrales pour protéger la santé des femmes.

Ainsi, célébrer le 8 mars en Côte d’Ivoire peut aller bien au-delà de la symbolique festive.

C’est une opportunité de rappeler le chemin parcouru, de réfléchir aux inégalités persistantes et de soutenir l’engagement pour les droits et l’autonomie des femmes.

Chaque manifestation, chaque conférence, chaque initiative sociale peut être vue comme une goutte dans une mer de militantisme, contribuant à faire avancer les droits des femmes sur tous les fronts.

Zenab Goumbri

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