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Voici où se trouve l’or qui préoccupe le gouvernement ivoirien

Mis à jour le 13 janvier 2020
Publié le 13/01/2020 à 10:40 , , , ,




Pour  un chiffre d’affaires de 582,3 milliards de FCFA en 2018, « la production nationale en or en Côte d’Ivoire est passée de 7 tonnes en 2009 à 24,488 tonnes en fin 2018, soit une hausse de 249,83% », a indiqué le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly lors de cérémonie d’inauguration de la mine d’or d’Ity le 09 mai 2019 dans le département de Zouan-Hounien (à l’Ouest de la Côte d’Ivoire). 

Mais selon Bamba Zakary, le président du groupement des miniers et des acheteurs d’or de Côte d’Ivoire, ces chiffres ne concernent que le secteur d’exploitation industrielle.

Le secteur de l’exploitation semi-industrielle et artisanale ne représente absolument rien dans la production nationale annuelle en or en Côte d’Ivoire en dépit de la centaine de permis délivré dans ce secteur, a dénoncé Bamba Zakary ans un entretien  7info.

Bamba Zakary estime qu’ « il n’y a pas substantiellement des dispositions qui permettent de qualifier et de quantifier  la productivité au niveau de ce secteur. Par conséquent, «  jusqu’à preuve du contraire il n’y a vraiment  pas d’impact sur la production nationale. » 

Le Gouvernement ivoirien, qui souhaite faire du secteur minier, le deuxième pilier de l’économie nationale a engagé des réformes en vue d’adapter ce secteur aux exigences nouvelles de développement et d’attirer plus d’investisseurs.

Les réformes portent, entre autres, sur la mise en place d’une meilleure gouvernance dans le secteur, la préservation de l’environnement et de l’écosystème, la garantie aux opérateurs privés d’une meilleure rentabilité de l’exploitation minière.

La Côte d’Ivoire se trouve actuellement à la septième (7e) place dans le ranking list de production d’or, derrière l’Afrique du Sud, le numéro un (1) avec 190 tonnes, le Ghana (deuxième avec 100 tonnes), le Mali (troisième avec 50 tonnes), la Tanzanie ( avec 50 tonnes), le Burkina Faso (cinquième 40 tonnes) et enfin la RDC (sixième avec 32 tonnes).

Les perspectives demeurent bonnes pour la filière aurifère, notamment avec l’entrée en production du programme d’extension de la mine d’or d’Ity (Ouest de la Côte de la Côte d’Ivoire). Programme dénommé CIL et détenu par le canadien Endeavor Mining au premier trimestre de l’année 2018, et celle de la mine d’or de Yaouré (Centre du pays près de Yamoussoukro ).

La production d’or en cette année 2020 devrait être d’environ 30 tonnes, selon les estimations annoncées par Sidi Tiémoko Touré, Ministre de la communication et des médias,  porte-parole du gouvernement.

Mais selon Bamba Zakary, si l’Etat ivoirien veut vraiment développer l’exploitation minière , il doit prendre en compte l’exploitation artisanale et semi-industrielle en mettant en place des « mesures d’accompagnement au niveau des investissements » ou en facilitant « l’acquisition des autorisations d’exploitation qui d’ailleurs est un parcours de combattant ». Cela permettra au secteur de se porter nettement mieux et pourrait influencer positivement la production nationale d’or.

Le sous-sol ivoirien  regorge de plusieurs ressources minières inexploitées ou sous-exploitées . Seuls, l’or et le manganèse sont exploités industriellement  et l’activité minière ne représente que 5% du PIB (Produit Intérieur Brut). La prise en compte de ces doléances pourrait peut-être booster le secteur minier .

Mohamed CAMARA, stagiaire

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