La Côte d’Ivoire renforce sa voix à l’Unesco. Le lundi 10 novembre 2025, à Samarcande (Ouzbékistan), la délégation ivoirienne a remporté deux sièges stratégiques pour la période 2025–2029. C’était lors de la 43e session de la Conférence générale de l’organisation.
Il s’agit du Comité pour le retour et la restitution des biens culturels (PRBC) et du Conseil du programme Most (gestion des transformations sociales).
Deux victoires, deux enjeux concrets
Le PRBC est un comité qui traite des dossiers sensibles. Il s’agit entre autres des objets culturels déplacés, de la restitution, et de la médiation entre États.
En clair, il protège la mémoire et favorise le dialogue autour du patrimoine.
Le Most quant à lui, est un programme qui rapproche la recherche sociale des décisions publiques.
Il accompagne les États pour concevoir des politiques inclusives face aux inégalités, aux mutations numériques et aux défis climatiques.
L’importance pour Abidjan
Cette double élection confirme la montée en puissance de la diplomatie culturelle ivoirienne.
Le vote place la Côte d’Ivoire au cœur des débats sur la préservation du patrimoine et sur l’élaboration de politiques sociales éclairées par la science.
A LIRE AUSSI : UNESCO, l’Égyptien Khaled El-Enany élu directeur général.
Concrètement, le pays pourra influer sur les normes internationales. Il pourra aussi porter des projets locaux à audience mondiale.
Une délégation portée par une diplomatie active
La candidature ivoirienne a été portée par Ramata Bakayoko-Ly, ambassadrice et déléguée permanente auprès de l’Unesco.
Son action, soutenue par l’État, a convaincu les membres de la Conférence générale.
La Côte d’Ivoire siégera donc dans ces deux organes jusqu’en 2029.
À court terme, elle devra proposer des experts, porter des résolutions et participer aux décisions qui concernent le retour des biens culturels et l’adaptation des politiques sociales aux transformations du monde.
À moyen terme, l’impact attendu : plus de projets culturels soutenus, davantage de coopération scientifique et des politiques publiques mieux informées par la recherche.
En somme, Abidjan gagne en influence. Et la Côte d’Ivoire obtient des leviers concrets pour défendre son patrimoine et accompagner ses réformes sociales.
Eirena Etté
















