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Une loi et la matraque pour lutter contre la haine sur les réseaux sociaux en France et en Côte d’Ivoire 

Mis à jour le 15 mai 2020
Publié le 15/05/2020 à 1:02




En France et en Côte d’Ivoire, les pouvoirs publics ne veulent plus tolérer les travers dans l’usage des réseaux sociaux qui font plus de mal que de bien à certains niveaux. Exacerbation de la haine en France, à la violence, à la diffamation sont monnaie courante. Pour faire face, des mécanismes juridiques pour freiner les propagandistes de la haine et du faux. 

«  Nous avons attrapé « Serges Koffi le Drone, » quelqu’un qui était très virulent sur les réseaux sociaux et qui racontait tout et n’importe quoi. Le prochain qui va s’essayer et qui est sûr de lui en Côte d’Ivoire, on va l’attraper », a assuré le Général Vagondo Diomandé, ministre de la Sécurité et de la Protection civile devant les sénateurs ce jeudi 14 mai, indiquant que l’Etat ivoirien a les moyens de traquer tous les activistes des réseaux sociaux.

Par ailleurs, il a informé que l’Etat français a offert ses services pour interpeller les personnes qui publieront de fausses informations sur les réseaux sociaux, étant donné que la plupart des responsables des « fakenews sont presque tous hors du territoire ivoirien notamment en France », a souligné le ministre de la sécurité et de la protection civile devant les sénateurs ce jeudi.

Ahoussou-Kouadio Jeannot, président du Sénat avait interpellé les sénateurs au sujet de l’usage des différents outils modernes d’information et de communication qui menacent gravement la paix sociale, la sécurité et le respect du droit à la vie privée de chacun.

En France, les députés de la République en marche (REM) ont annoncé sur leur page Twitter, l’adoption d’une loi intitulée « PPLCyberHaine pour lutter plus efficacement contre la haine sur internet ».

« Ce texte vise notamment à renforcer les obligations des plateformes pour intercepter les contenus haineux et améliorer les procédures de signalement », ont-il expliqué sur leur page.

En effet, ce texte de loi prévoit à partir de juillet pour les plateformes et moteurs de recherche, l’obligation de retirer sous 24 heures les contenus « manifestement » illicites, sous peine d’être condamnés à des amendes jusqu’à 1,25 million d’euros. Sont visées les incitations à la haine, la violence, les injures à caractère raciste ou encore religieux.

Sandra Kohet

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