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RDC, un accord avec les États-Unis sur l’accueil de migrants expulsés suscite la polémique

Mis à jour le 6 avril 2026
Publié le 06/04/2026 à 1:30 , , , ,

La République démocratique du Congo annonce un accord migratoire avec les États-Unis. Kinshasa prévoit un accueil temporaire de migrants expulsés. La société civile exprime ses inquiétudes.

 

Le gouvernement de la RDC a annoncé un accord avec les États-Unis. Dès avril 2026, le pays s’apprête à accueillir des ressortissants de pays tiers expulsés du territoire américain.

La mesure a été présentée comme temporaire. Selon les autorités, ce dispositif s’inscrit dans les mécanismes migratoires américains.

Aucun chiffre précis n’a été communiqué. Kinshasa a assuré que l’opération sera entièrement financée par Washington. Le Trésor public congolais ne sera pas impacté.

Dans le détail, chaque dossier sera examiné individuellement. Le gouvernement a précisé qu’aucun transfert automatique ne sera autorisé.

Les procédures respecteront les lois nationales et les exigences sécuritaires. Des sites d’accueil ont déjà été identifiés dans les faubourgs de Kinshasa.

Les autorités ont insisté. Il ne s’agit ni d’une relocalisation permanente, ni d’une externalisation de la politique migratoire américaine.

Le séjour des migrants est annoncé comme strictement temporaire. Mais rapidement, les critiques ont émergé.

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Timothée Mbuya, membre de l’ONG Justicia ASBL, a dénoncé un manque de transparence. Il a affirmé que ni la population ni les parlementaires n’avaient été informés.

Il a aussi estimé que le pays ne dispose pas d’infrastructures suffisantes. D’autres acteurs de la société civile sont également inquiets.

Ils rappellent que la RDC fait déjà face à plus de six millions de déplacés internes. La priorité devait être nationale.

Cet accord intervient dans un contexte particulier. La coopération entre Kinshasa et Washington se sont renforcée ces derniers mois.

Des discussions portent sur les minerais contre sécurité. Les États-Unis promettent aussi un appui financier dans le domaine sanitaire.

Entre opportunité diplomatique et risque interne, le débat reste ouvert. La RDC avance prudemment. Mais la pression de la société civile ne faiblit pas.

Esther Bognini (stagiaire)

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