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Le Conseil constitutionnel du Mozambique rejette le recours du principal parti d’opposition

Mis à jour le 15 novembre 2019
Publié le 15/11/2019 à 2:58 , ,




Le Conseil constitutionnel du Mozambique a rejeté le recours déposé par la Renamo, le plus grand parti d’opposition, pour obtenir l’annulation des résultats des élections générales du 15 octobre, remportées par le parti au pouvoir, le Frelimo. 

Dans un jugement daté du 11 novembre vu sur son site internet vendredi, il a rejeté la requête de la Résistance nationale du Mozambique (Renamo), ex-rébellion devenue le principal parti d’opposition, au motif qu’elle « n’a pas fourni assez de preuves à l’appui de sa plainte ». La Renamo accusait le gouvernement de « fraudes électorales massives » et d’avoir eu recours à la violence et à l’intimidation le jour du scrutin, malgré la signature en août d’un accord de paix avec le gouvernement censé mettre un terme définitif à plus de quarante ans de conflit.

Le président Filipe Nyusi, 60 ans, du Front de libération du Mozambique (Frelimo) Frelimo, a été réélu président pour un mandat de cinq ans avec 73% des voix contre 22% à son principal opposant, Ossufo Momade de la Renamo, selon la Commission nationale électorale.

Aux législatives, le Frelimo a remporté 184 des 250 sièges à l’Assemblée, en nette progression par rapport aux législatives de 2014 (144 députés). La semaine dernière, l’Union européenne avait remis en cause la crédibilité de la victoire écrasante du parti au pouvoir, en dénonçant une litanie d' »irrégularités », et exhorté la justice à les corriger. Outre la Renamo, la société civile mozambicaine et les principales missions internationales d’observateurs ont dénoncé de nombreuses irrégularités dans le processus électoral, marqué par une participation d’un peu plus de 50% des 13 millions d’électeurs inscrits.

Source: AFP

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