Côte d’Ivoire

Grève dans le supérieur- Voici les points de revendication, Dr Mobio: « Où vont les 250.000 F retenus? »

Mis à jour le 2 octobre 2018
Publié le 02/10/2018 à 6:59 , ,




Les enseignants chercheurs de Côte d’Ivoire ont décidé d’un arrêt illimité de travail, depuis le lundi 1er octobre dans les universités de Korhogo, Cocody et à l’ENS. Plusieurs points de revendication sont évoqués. Une situation qui aurait pu passer sous silence, tant le pays est emporté par la frénésie des élections du 13 octobre prochain.

Les étudiants de certaines universités de Côte d’Ivoire ne font pas cours depuis ce lundi 1er octobre. La cause à la grève illimitée des enseignants réunis au sein de la Coordination Nationale des Enseignants Chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC). 7 points de revendications ont été évoqués parmi lesquels, le paiement des arriérés des primes de recherches des enseignants recrutés en 2018,  des heures complémentaires au titre de l’année 2016-2017, des décharges des responsables des Unités Pédagogiques ou Unités d’Enseignement au titre de l’année 2016-2017, et surtout la clarification des textes et diffusion des primes d’encadrement de Master. Selon le Docteur Mobio Akoumian Frédéric, secrétaire général de la CENEC de l’université Péléforo Gon Coulibaly, les présidences de ces universités étaient informées des points de revendications, bien avant le retour des vacances.

« Nous leur avons laissé près de deux mois pour régler le problème. Malheureusement cela n’a pas été fait. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé au cours de l’Assemblée générale qui s’est tenue le 21 septembre dernier, d’observer une grève illimitée jusqu’à la satisfaction de nos revendications. Les vice-présidents de l’Université de Korhogo qui ont été envoyés vers nous, ont promis faire le retour à leur président. Nous supposons donc qu’il a été informé du mouvement de grève en cours puisqu’il n’était pas sur place. Mais, jusque que là rien » s’est exprimé l’enseignant chercheur avant de donner des détails des points de revendication, jugés importants.

« On ne peut pas comprendre par exemple que l’Etat puisse décaisser de l’argent, soit 1 million FCFA pour la recherche à chaque enseignant, et que ces derniers reçoivent 750 mille F. Où est passé le reste ? Quels sont les textes qui autorisent le président de l’université à faire des ponctions sur ces primes. Chaque année, il y a environ 300 à 400 millions de F, dédiés aux masters. Mais cela fait 2 ans que les étudiants en master sont bloqués. Pourquoi ? Ce sont des choses que nous n’acceptons pas et tant que ce n’est pas réglé, nous ne reprenons pas le travail » a assuré le secrétaire général de la CNEC, section université Péléforo Gon.

Poleafrique.info a tenté en vain de joindre le Président de l’Université de Korhogo pour avoir sa version des faits. Ce dernier après avoir répondu au premier coup de fil, ne décroche plus. Il avait pourtant promis réagir sur la crise qui secoue son université depuis quelques jours, en vain. Par ailleurs, les étudiants sont obligés de rester chez eux jusqu’au règlement des tensions entre les enseignants-chercheurs et leur tutelle. Pour rappel, la rentrée universitaire est effective depuis le 17 septembre dernier.

Éric Coulibaly

Source: rédaction Poleafrique.info 

 

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