L’annonce est tombée le mercredi 4 juin 2025. Donald Trump signe un nouveau décret migratoire qui interdit l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de 12 pays. Des Etats africains sont sur cette liste.
Parmi les pays qu’interdit Donald Trump, sept sont africains.
Ce sont le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, la Libye, la Somalie, le Soudan.
La mesure sera effective dès le lundi 9 juin 2025.
Elle s’ajoute à des restrictions ciblées imposées à sept autres pays, dont le Burundi, la Sierra Leone et le Togo.
Au total, 7 États africains sont concernés par ce que Donald Trump présente comme un acte « nécessaire pour la sécurité nationale ».
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Le retour du « travel ban »
Ce décret rappelle les premières décisions du président républicain en 2017.
À l’époque déjà, Trump avait ciblé plusieurs pays à majorité musulmane. La justification est encore la même : « empêcher des attaques terroristes ».
Il évoque une attaque récente dans le Colorado, le 1er juin 2025, qui a blessé 12 personnes lors d’une marche en soutien aux otages israéliens.
Le suspect est un homme d’origine égyptienne… mais l’Égypte ne figure pas sur la liste.
L’Afrique dans le viseur
L’administration américaine pointe du doigt des États jugés incapables de contrôler efficacement les déplacements de leurs ressortissants.
Il pointe également du doigt les pays accusés d’avoir un fort taux de non-retour après expiration des visas.
Les pays frappés de plein fouet sont le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, la Libye, la Somalie, le Soudan.
Le Burundi, la Sierra Leone et le Togo sont soumis à des restrictions partielles.
Une politique migratoire plus dure
« Nous ne pouvons pas avoir une immigration ouverte en provenance de pays que nous ne pouvons pas contrôler et filtrer de manière sûre », assume Donald Trump.
Le décret bloque l’obtention de visas touristiques, étudiants et d’immigration permanente.
Quelques exceptions sont toutefois prévues.
Les sportifs qualifiés pour la Coupe du monde 2026 ou les Jeux olympiques de 2028 ne sont pas concernés.
La décision déclenche une vague d’indignation. L’organisation Amnesty International dénonce un décret « raciste et cruel ».
Plusieurs voix américaines, notamment dans les diasporas africaines et iraniennes, s’élèvent contre ce qu’elles considèrent comme une discrimination déguisée.
« Ce n’est pas pour rendre l’Amérique grande à nouveau.
C’est pour la rendre blanche à nouveau », a lâché une habitante de New York, interrogée par l’AFP.
L’Afrique face à une fermeture progressive
Ce nouveau bannissement migratoire renforce le sentiment d’une fracture entre les États-Unis et de nombreux pays africains.
Il soulève aussi des questions sur les critères réels de sélection.
L’Égypte, pourtant au cœur de l’attaque évoquée par le locataire de la Maison-Blanche, ne figure pas sur la liste.
Eirena Etté















