Les autorités ont lancé la chasse ce lundi 7 juillet 2025. Une vaste opération de contrôle routier bat son plein sur l’ensemble du territoire. L’information est de la direction générale de la police nationale. La traque contre les plaques fantaisistes est lancée.
Plaques banalisées, vitres teintées, plaques illisibles, voitures neuves non immatriculées dans les délais… tout est passé au crible. Les contrevenants risquent une mise en fourrière immédiate dans les commissariats, districts ou préfectures de police, ou encore dans les locaux de la BAE.
Une offensive contre les fraudes
Les véhicules administratifs arborant des plaques WWW sont aussi dans le viseur.
Des usagers utilisent parfois abusivement ces plaques, pourtant censées être réservées à l’usage officiel.
Quant aux « plaques fantaisistes », elles désignent les immatriculations modifiées à des fins esthétiques ou pour masquer l’identité du véhicule. C’est illégal.
Les autorités veulent mettre de l’ordre dans ce flot de dérives et rappeler que toute immatriculation doit rester conforme, lisible et réglementaire, sans ajout de stickers, de couleurs non autorisées, ni de police de caractère personnalisée.
Le nouveau système SIIV, une immatriculation plus rapide et plus fiable
Pour rappel, depuis le 1er juin 2023, le ministère des Transports a mis en service un nouveau système d’immatriculation : le SIIV.
Ce format standardisé permet de rattacher chaque plaque à son propriétaire, avec un numéro unique et infalsifiable.
Le traitement des dossiers est également accéléré.
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« Une fois les données collectées, nous faisons tout pour que la carte grise soit disponible en une semaine. Et dans les 48 à 72 heures, la plaque est posée », avait déclaré le ministre Amadou Koné.
Il faut aussi le noter, les plaques en bon état actuellement en circulation restent valables.
Le remplacement ne se fera qu’en cas de détérioration, sans coût supplémentaire, le tarif officiel demeurant 17 500 FCFA.
DIGIMMAT : l’État digitalise l’immatriculation
Le gouvernement vient de franchir une nouvelle étape..
Ainsi, le 2 juillet 2025, en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté un décret approuvant la mise en œuvre de DIGIMMAT, un système centralisé de digitalisation des immatriculations.
Derrière ce nom, un chantier ambitieux confié à la société EMU-CI, pour moderniser la gestion des plaques, éliminer les circuits parallèles et sécuriser toutes les données liées aux véhicules.
De ce fait, ce système couvre l’ensemble du processus : de la conception à la pose des plaques, en passant par la maintenance technique et la création d’une base de données nationale.
Une réforme pensée pour accompagner la montée en flèche du nombre de véhicules, lutter contre les fraudes, et améliorer la sécurité routière.
Les autorités préviennent les automobilistes : l’immatriculation n’est plus une simple formalité. C’est désormais un acte sécurisé, numérique et traçable, encadré de bout en bout par l’État.
Eirena Etté















