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CONTENU SPONSORISÉ / Logements-La CIPI met 384 logements à la portée des ivoiriens

Mis à jour le 27 mai 2018
Publié le 03/10/2017 à 5:28

La Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) a décidé d’accompagner l’État de Côte d’Ivoire, dans sa politique de construction de logements sociaux et économiques. Elle a, à travers sa filiale Côte d’Ivoire Promotion Immobilière (CIPI), lancé la construction de 384 appartements à Angré Djibi 8ème tranche, Cocody Abidjan. Une initiative qui intervient au moment où la Côte d’Ivoire fait face à une crise du logement, bien loin des années fastes.

Fini le boom du logement en Côte d’Ivoire qui a vu dans les années 80, le succès des activités des sociétés de réalisation des programmes de logements sociaux économiques et d’aménagement foncier. Ces entreprises avec l’aide de l’État avaient réussi à loger des millions d’ivoiriens, à travers des promotions immobilières à Abidjan, mais aussi à l’intérieur du pays. Avec la crise économique, le gap de logements dû à l’abandon de ces projets a causé un manque de 400.000 logements l’an. Difficile à combler au fil des ans et de la forte demande.

Avec l’avènement d’Alassane Ouattara au pouvoir d’Etat, un ambitieux programme de logements sociaux est développé. L’espoir a naquit. Il s’agissait au départ de construire dans les plus brefs délais, entre 2012 et 2015, quelques 60 000 résidences destinées à des ménages à revenus faibles et modérés. Pour ce projet, il fallait 428 milliards de francs CFA. Le programme s’adressait tout particulièrement à des ménages à faible revenu, proposant des logements de moyen standing pour un prix inférieur à 20 millions de franc CFA..

Une politique des logements sociaux, initiée par l’État de Côte d’Ivoire et qui s’explique par une urbanisation accélérée, une insuffisance des réserves foncières publiques dans les périmètres urbains et surtout une importante croissance démographique. La part de la population en milieu urbain dans la population totale est passée de 29% en 1960 à 43% en 1982 pour atteindre 51,4% en 1994. Face à ces mutations sociales, le déficit en logement en milieu urbain était estimé en juin 1999, à environ 750.000 unités. Une situation qui s’est empirée pendant la période de crise qu’a connue le pays de 2002 à 2011.

Le besoin en logements en Côte d’Ivoire est donc actuellement évalué entre 400 000 et 600 000 unités et se creuse tous les ans d’environ 40 000 à 50 000 unités, selon le ministère du plan et du développement.

Pour booster les investissements dans le secteur de l’immobilier, l’Etat prend de vigoureuses mesures. Mais, pour les professionnels nationaux, sans grands moyens financiers, il en faut plus. Surtout, l’appui bancaire pour parvenir à tenir les engagements face à une forte demande qui voit des millions d’ivoiriens, résidants au pays ou issus de la diaspora, accourir pour espérer avoir un toit. Mais, les choses ne vont pas se passer comme espéré.. Au fil du temps, le programme va prendre du béton lourd sur les briques et connaître un ralentissement.

Le ministre de la Construction, du logement, de l’assainissement et de l’urbanisme, Claude Isaac Dé, a donné les raisons du retard du programme présidentiel de logement, dès sa prise de fonction en janvier 2017. Il serait dû à la conduite d’études de faisabilité et surtout à des problèmes de titres fonciers. A cela s’ajoute « un nombre important de défaillances techniques qu’il convenait absolument de corriger» a t-il indiqué.

Lors de la toute première cérémonie de remise des clés à des bénéficiaires du programme de logements sociaux, le 14 septembre dernier, il a invité « tout promoteur qui désire s’inscrire dans le programme de logements sociaux et économiques en Côte d’Ivoire de prendre l’engagement formel de respecter le cahier de charges type, uniforme pour l’ensemble des entreprises éligibles audit programme ». Une main tendue du gouvernement et un encouragement à l’initiative privée, dans lequel la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), s’est inscrite à travers la création d’une entreprise de construction de logements haut standing, Côte d’Ivoire Promotion Immobilière (CIPI).

Car le besoin en logement n’est, loin s’en faut, uniquement dans le secteur du logement à coup réduits. Le but pour la CNPS est de donner aux ivoiriens un cadre de vie de qualité dans des logements de standing. Il s’agit d’emboiter le pas à l’État de Côte d’Ivoire dans sa politique de construction de logements sociaux et économiques, en proposant d’autres types de logements, non subventionnés. Ils correspondent tout autant à une certaine demande des ivoiriens et à un besoin. Côte d’Ivoire Promotion Immobilière, créée en 2013, a lancé par exemple les résidences Eve d’Angré Djiby. Une construction de 384 appartements, dont 192 logements de 3 pièces, et 192 autres de 4 pièces, à l’endroit des cadres supérieurs et des ivoiriens de l’étranger. Des immeubles de standing construits en pleine zone urbaine, à Angré Djiby 8ème tranche, dans la commune de Cocody. Un chantier impressionnant, en cours de finition, dont les bâtiments se dressent fièrement en bordure de voie à Abidjan Cocody. Livraison prévue à la fin de cette année. Construites sur une superficie de 43,233 m2, ces résidences comprennent entre autres un  terrain de football Maracana, un terrain de Basket, une aire récréative pour les enfants, deux piscines, un espace vert et des parkings. Les ivoiriens s’y ruent pour acheter sur plan.

La CNPS, via sa filiale CIPI, est un exemple parmi d’autres promoteurs qui conçoivent des programmes immobiliers en vue de combler le déficit de logement en Côte d’Ivoire. Elle ne compte pas s’arrêter là. D’autres programmes de ce type suivront. On estime à une dizaine d’années le temps qu’il faudra d’efforts conjugués de l’Etat et des opérateurs privés pour combler le déficit de logements en Côte d’Ivoire.

Océanne Ouattara

Source : rédaction PoleAfrique .info

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