Le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), session 2025, a enregistré un taux de réussite national de 86,58 %, selon les chiffres rendus publics ce lundi par la Direction des Examens et Concours (DECO) lors d’un point de presse à Abidjan. Ce résultat marque une progression notable par rapport à l’année précédente.
Une progression continue depuis 2023
Sur les 576 285 candidats ayant effectivement composé, 498 963 ont été déclarés admis, soit 86,58 % de réussite. Ce taux est en hausse par rapport à 2024 (83,46 %) et confirme une tendance positive observée ces dernières années. En 2023, le taux de réussite s’établissait à 71,28 %, ce qui signifie que le pays a gagné plus de 15 points en deux ans, signe d’un système éducatif en pleine dynamique de performance.
Une réussite portée par l’équité genre
Bien que les données de répartition par sexe pour 2025 n’aient pas encore été détaillées, il convient de rappeler que, déjà en 2024, les filles avaient surpassé les garçons avec 256 563 admises sur 305 077 candidates, démontrant ainsi l’impact positif des politiques d’équité genre mises en œuvre dans le secteur éducatif.
Des exigences académiques maintenues
Pour être admis au CEPE, chaque élève devait obtenir un minimum de 85 points. Cette exigence rigoureuse souligne la volonté des autorités éducatives d’assurer un niveau académique soutenu, tout en préparant les élèves aux exigences du secondaire. Ce seuil pose cependant des questions quant à l’équilibre entre accessibilité et exigence dans l’évaluation du niveau des apprenants.
En tout, 614 121 candidats étaient inscrits pour la session 2025 du CEPE, répartis dans 2 709 centres de composition à travers le pays. Le chiffre de 512 563 admis évoqué dans certains bilans intermédiaires semble inclure une consolidation partielle des données avant le point final annoncé ce lundi.
Avec un taux de réussite historique de 86,58 %, la Côte d’Ivoire confirme son ambition de bâtir une éducation de base robuste, équitable et tournée vers l’excellence. Le CEPE 2025 restera dans les annales comme un jalon de progrès, tout en rappelant la nécessité de consolider les acquis, pour une transition réussie vers le secondaire.
Eugène Tristan Sahi















