La Forêt sacrée Ookpo de Pobè, véritable sanctuaire culturel et spirituel du sud-est du Bénin, vient d’être distinguée parmi les lauréats 2025 du prix UNESCO–Japon de l’Éducation pour le Développement Durable.
Le projet primé, mené par CACD-ONG en partenariat avec HERITAGE et la Fondation Mellon, mise sur la restauration des espaces sacrés, la revalorisation des traditions ancestrales et la préservation de la biodiversité. Située au cœur du royaume de Pobè fondé au XVIIᵉ siècle, la forêt dédiée à la divinité Ondo-Oranyan représente un haut lieu de dialogue interreligieux, d’écotourisme et de mémoire culturelle.
« Si cette forêt n’était pas là, des pratiques anciennes auraient disparu », rappelle Franck Serge Alokpowanou, directeur de l’ONG, soulignant l’importance des forêts sacrées pour l’environnement et la cohésion sociale. Pour l’UNESCO, cette initiative illustre la capacité des communautés locales à protéger et transmettre leurs connaissances ancestrales.
Des guépards africains de retour en Inde
Parallèlement, un autre projet de préservation fait parler de lui : celui de la réintroduction des guépards africains dans les plaines indiennes. Après une tournée diplomatique de la présidente indienne Droupadi Murmu au Botswana et en Angola, huit nouveaux guépards offerts par le Botswana ont rejoint ceux venus de Namibie et d’Afrique du Sud.
Malgré plusieurs revers, l’Inde compte désormais environ 27 guépards, dont certains nés sur son territoire. Leur présence permet de réguler les herbivores — notamment le chital — et de restaurer un écosystème de savane fragilisé.
Entre valorisation des héritages africains et coopérations internationales pour la biodiversité, ces deux initiatives témoignent d’une même dynamique : préserver, restaurer et transmettre les écosystèmes et les savoirs qui façonnent les sociétés.
Tristan SAHI
















