Société

Axe Odienné–Boundiali, le mauvais état inquiète les usagers

Mis à jour le 29 janvier 2026
Publié le 28/01/2026 à 12:07 , , , , , ,

L’axe Odienné-Boundiali, présenté comme un moteur du désenclavement du Grand Nord ivoirien, montre aujourd’hui des signes inquiétants de dégradation. Long de plus de 130 kilomètres, il a été bitumé entre 2016 et 2019. Mais les conducteurs rencontrent désormais de nombreux nids-de-poule et crevasses, qui multiplient les risques d’accidents.

 

Une route stratégique en souffrance

Pour les habitants et les transporteurs, la détérioration de la chaussée est devenue un véritable casse-tête.

Les creux obligent les conducteurs à freiner brutalement ou à effectuer des manœuvres dangereuses.

Certains véhicules subissent des dommages réguliers, avec des pneus qui éclatent sous l’effet des chocs et de la chaleur.

« Je fais ce trajet plusieurs fois par semaine. Aujourd’hui, certaines sections ressemblent à une route abandonnée depuis des années.

Il faut agir rapidement pour éviter les accidents », témoigne Bamba, un chauffeur professionnel reliant Odienné à Ouangolodougou.

Des travaux encore sous garantie ?

L’État avait confié les travaux à l’entreprise SOROUBAT CI, sous le contrôle du cabinet ACE ALPHA CONSULTING EXPERTISE, et les avait menés sur une durée de trois ans.

Mais selon plusieurs sources proches du dossier, les autorités n’ont jamais procédé à la réception définitive de l’ouvrage.

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Ce point soulève des questions sur la conformité des travaux et l’application de la garantie décennale.

Sécurité routière menacée

L’état actuel de l’Axe Odienné-Boundiali, met pas seulement en danger les véhicules. En effet, le tronçon menace directement la sécurité des usagers.

Hervé Kouadio, un autre transporteur, est de cet avis.

« Les creux et l’usure du bitume, combinés à la chaleur intense, forment un cocktail dangereux. Nos pneus s’abîment très vite et certains éclatent en plein trajet », soutient-il.

Appel aux autorités

Face à ces problèmes, les populations interpellent les autorités, notamment l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE).

Elles réclament un audit technique approfondi et des réparations urgentes, avant que l’axe ne devienne totalement impraticable. Surtout avec l’arrivée des prochaines saisons de pluies.

Eirena Etté

 

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