Côte d’Ivoire

​Upci- La justice se déclare incompétente pour trancher, Me Soro Brahima conforté: « Ils veulent installer leur bon petit »

Mis à jour le 24 juillet 2018
Publié le 24/07/2018 à 12:42 , ,




Petite victoire pour Me Soro Brahima, le président de l’UPCI ? Par ordonnance No 3651 de ce 23 juillet, le juge des référés du Tribunal de Première Instance d’Abidjan- plateau se déclare incompétent pour se prononcer dans l’affaire l’opposant à ses détracteurs dans son parti. Ceux-ci ont récemment saisi la justice pour lui interdire de se prévaloir de sa qualité de président.

Après plusieurs renvois, le juge des référés s’est déclaré ce lundi 23 juillet, incompétent pour se prononcer sur les questions qui lui ont été soumises. Il a ainsi renvoyé l’affaire devant les juges du fond, lui, n’étant que juge de l’urgence et de l’évidence. Par cette décision, cette juridiction contraint les adversaires de Me Soro Brahima à engager la procédure de fond, encore plus longue, et à charge pour eux désormais de prouver leur dire qualité.

C’est une décision qualifiée de « courageuse et conforme au droit » fait savoir le leader de l’UPCI qui s’en felicite par ailleurs. Il s’en trouve aussi fortifié au point de poursuivre l’implantation de sa formation politique. Le samedi 21 juillet déjà, Me Soro Brahima était à Séitifla, dans la Sous-préfecture de Vavoua, pour procéder à l’installation de 32 sections et d’un coordonnateur ; à savoir la coordination de la sous-préfecture de Séitifla.

À cette rencontre, le coordonnateur local, Zuei Bi Zéa, a rappelé le soutien du canton Setis à Me Soro Brahima, devenu, par son implication personnelle au développement du Setis, un chef dudit canton. Le député Tra Bi Sui Guillaume a expliqué en des termes imagés que «la pacotille ne deviendra jamais de l’or». «Le Sétis sait faire la différence entre l’or massif de 24 carats et la pacotille couverte d’or, proposée par les « égarés », a-t-il exprimé.

Pour sa part, Me Soro Brahima a levé un coin du voile sur sa vision de la politique et a expliqué la situation qui prévaut au sein de son parti. Il a adressé ses félicitations et ses encouragements aux nouveaux responsables locaux de l’UPCI et les a appelés à jouer leur partition pour le rayonnement de leur formation politique. «Merci de défendre nos couleurs en ces moments où certains pourraient nourrir des inquiétudes (…), à un moment particulier où certains tentent de distraire la population», a-t-il exhorté ses nouveaux militants.

Soro Brahima à en outre fait un rappel : «le 28 avril, beaucoup d’entre vous ici présents ce jour, étaient au palais de la culture à Abidjan (Ndlr, au 2e congrès extraordinaire de l’UPCI qui a voté NON au parti unifié RHDP) et il s’est trouvé des gens pour dire que nous avons ramassé des gens au marché de Treichville pour remplir la salle. Alors que sur le chemin du retour, l’un des cars qui transportait nos militants du Sétis a eu un accident, causant des blessés. Je ne peux accepter que l’on considère toutes les personnes venues du Sétis comme des personnes ramassées à Treichville» a dénoncé Me Soro Brahima.

Il a également tenu à rassurer ses militants quant aux informations véhiculées dans certains médias relativement à l’existence d’une autre direction de l’UPCI. «Tout ce que vous voyez à la télévision, c’est de l’intoxication, de la désinformation et de la manipulation. Les gens ont décidé de se mentir à eux-mêmes. Il faut les laisser continuer à se mentir», a-t-il recommandé.

Soro Brahima a ajouté que ce ne sont pas les discours qui font la force d’un homme politique, mais plutôt le terrain. «Je voudrais dire que dorénavant nous devons intensifier les actions. Le reste, nous y travaillons, soyez sans crainte. Personne ne viendra faire triompher le mensonge sur la vérité. Parce que la vérité c’est celle que vous avez, les autres ont le mensonge», a indiqué celui que les militants de l’UPCI ont surnommé «Président Courage».

Concernant le parti unifié RHDP, Me Soro Brahima a été clair : «Laissons-les avec leur projet d’unification qui est mort-né, ça ne nous intéresse pas. La politique c’est la persuasion, c’est de la séduction. Nous ne voulons pas d’une unification forcée. Il faut nous convaincre. Il faut nous dire quels sont les problèmes des Ivoiriens que l’unification va venir régler. Si on ne peut pas nous dire cela, il ne faut pas qu’on nous raconte des histoires», soutient-il.

«Ceux qu’ils veulent s’unifier, qu’ils continuent dans leur entreprise d’unification. Eux seuls savent où ils vont, nous ne pouvons pas monter dans leur train dont nous ignorons la destination. Notre destin est entre nos mains. Ne regardons pas ces agitateurs qui n’ont pour projet que de nous nuire et de mettre leur bon petit à leur place comme si nous étions dans un royaume alors que nous sommes bien en démocratie où seul le peuple doit choisir les dirigeants», a conclu Soro Brahima.

Richard Yasseu

Source: rédaction Poleafrique.info

 

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